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Chers Amis,
A l’occasion de la Nouvelle Année 2012 je vous offre une
Nouvelle Rubrique. Elle porte le titre de :
«SI-BERTO»
m’était conté…
Elle
comprendra des textes et des poèmes tirés de mes recueils
non encore édités :
PROPOS
A TIRE-LARIGOT et
POEMES
HETEROGENES
J’espère qu’ils vous feront passer des moments
agréables.
AVIS AUX LECTEURS :
Ces recueils sont dédiés à ceux qui aiment
la Vie et l’Humour. Sérieux : s’abstenir.
Septembre 2014
HIPPOLYTE,
ZENOBIE & EUSEBE
J’ai connu un monsieur qui avait un commerce de prêt-à-porter
au détail. Ses affaires marchaient bien. Si bien, qu’il prit un autre magasin. Puis un autre, encore un autre et, enfin, le cinquième. Il n’avait plus
une minute à lui ! Tous les jours, de bon matin, il courait chez les
fabricants et les grossistes pour acheter des marchandises. Après quoi, il
courait encore et encore afin d’approvisionner ses cinq magasins. Il n’avait
plus le temps ni pour manger, ni pour se reposer ni même pour s’occuper un peu
de sa femme et de ses enfants. Les dimanches et jours fériés ainsi que tous les
soirs, tard dans la nuit, il faisait ses comptes. Il aurait pu se faire aider
en engageant un directeur commercial, un homme de confiance ou tout autre mais
il ne voulait pas « payer ». Et un jour, ce qui devait arriver
arriva : il mourut subitement d’une crise cardiaque à 52 ans en laissant
une grande fortune à ses héritiers.
Cela fera un an, en Juillet,
Que mon pauvre ami Hippolyte
A été solennellement enterré
Après sa mort subite.
Le Tout-Paris était présent
Et, même, Monsieur le Maire :
Amis, fournisseurs et parents,
Pour lui, en étaient tout fiers !
C’est que Hippolyte TARTEMPION
N’était pas n’importe qui !
Sa fortune se chiffrait par millions
Mais…il ne l’emporta pas avec lui.
Parti de presque rien
Il travailla d’arrache-pied
Pour agrandir son bien
Et ne se distrayait presque jamais.
Durant les premiers mois
Zénobie, sa veuve, fut inconsolable
Puis, comme elle n’est pas faite de bois,
Elle prit pour amant Eusèbe, son comptable.
Celui-ci n’avait pas inventé
Le fil à couper le beurre
Mais il avait, en amour, des qualités
Qui firent, de Zénobie, le bonheur.
Car la pauvre dame avait presque oublié
Les joies de la vie conjugale
Hippolyte étant toujours fatigué
Par suite de ses occupations commerciales.
Pendant qu’Hippolyte est, maintenant,
Le MORT le plus RICHE du cimetière
Zénobie, avec Eusèbe, son amant,
Dépensent sa fortune en noubas et croisières.
Cette situation n’est pas nouvelle
Et elle se répète tous les jours !
Les gens oublient qu’ils sont mortels
Et continuent à amasser pour leurs « vieux jours »
Il y a même ceux qui travaillent
Sans savoir exactement pourquoi ?
Hypnotisés, ils continuent vaille que vaille
A bosser comme des parias.
Enchaînés à leur boulot,
Ils n’ont guère le temps
Ni de dépenser leurs fafiots
Ni de prendre du bon temps.
La vie est-elle donc faite
Uniquement pour turbiner ?
Faut-il vraiment attendre la retraite
Pour pouvoir en profiter ?
Et comment pourrait-on en jouir
S’il faut d’abord attendre
De pouvoir abondamment s’enrichir
Pour s’autoriser à y prétendre ?
Si l’on ne meurt pas en cours de route
On se retrouve un beau jour
Semblable à une vieille croûte
Recroquevillée comme un topinambour !
La stature avachie
Les guiboles tremblantes,
Les « clochettes » ramollies
Et la « quéquétte »
pendante !
L’on s’aperçoit alors
Qu’on a raté le coche
Pour amasser de l’or
Mais…que l’on est devenu une cloche !
Si le travail est un plaisir,
Les joies de la vie sont nombreuses ;
De ce vice, sachons nous affranchir
Et nous aurons une vie heureuse.
Tiré de
POEMES HETEROGENES (à suivre)
N.B. : Loin
de moi l’idée de dénigrer le TRAVAIL ou d’encourager la FENEANTISE ! Mais
continuer à se TUER de travail RIEN QUE
pour amasser de plus en plus d’argent
est une G R A N D E ERREUR !
-o-o-o-o-o-o-o-o-
LES
SUPPOSITOIRES.
Avez-vous
remarqué combien certains suppositoires sont difficiles à
« avaler » ? On dirait qu’ils refusent de se laisser enfermer.
Ils sont récalcitrants de nature. Au bout de deux minutes, vous en avez plein
les doigts. D’autres, les pauvres, ont tout simplement peur de l’obscurité. Il
faut se mettre à leur place ! qui de nous serait
heureux de se trouver poussé de force dans un réduit isolé et, de plus,
nauséabond ? Heureusement que certains autres se laissent faire sans
rechigner : à peine à la porte de « l’appartement » qu’ils s’y
glissent sans tambour ni trompette, ni vu ni connu, passé muscade !
J’ai
eu plein d’aventures avec les suppositoires, surtout ceux qui contiennent des
anti-inflammatoires. Allez savoir pourquoi ? Lorsque mon médecin m’en
prescrit, je lui demande toujours si ce médicament n’existe pas sous forme de
sirop, de gélules ou de comprimés. Il s’étonne de mon manque de coopération. Il
change l’ordonnance mais, pour les anti-inflammatoires, impossible ! Il
paraît que, sous forme de comprimés, ils font des dégâts à l’estomac.
L’autre
soir, j’avais passé une journée épouvantable. Des douleurs rhumatismales
partout, partout. Alors, la mort dans l’âme, je prends un suppositoire et me
rends dans la salle de bain. C’est toujours la même histoire : impossible
de trouver la bonne méthode pour introduire ces maudits suppositoires !
Il
paraît qu’il y a ceux qui le font très facilement, debout en se penchant un
petit peu en avant. D’autres, au lit, sur le côté. D’autres encore, accroupis.
Moi, j’ai essayé toutes les positions. Je pourrais écrire un livre intitulé
LE KAMASOUTRA DES
SUPPOSITOIRES.
Bref,
après mille difficultés, je m’accroupis dans ma salle de bain avec des fortes
douleurs aux genoux où mon arthrose est très avancée. Je m’enfile le
suppositoire. Il saute par la « fenêtre » à pieds joints et rebondit
près de l’évier comme un saltimbanque ! Si je vais me mettre debout pour
le rejoindre, je ne pourrais plus me ré accroupir tant les douleurs de mes
genoux sont atroces. Je me mets à quatre pattes pour aller vers lui. A peine
l’ai-je attrapé que, pffuit, il me glisse entre les
doigts et retourne d’où il était venu !
Une nouvelle tentative, sur le ventre cette fois-ci. Mais ma parole, il me
nargue !Attends un peu mon bonhomme, je vais te
faire voir de quel bois je me chauffe ! Je me munis d’une serviette et,
doucement, sans avoir l’air de rien, je progresse dans sa direction en rampant.
Je lance la serviette sur lui. Il saute en l’air et feinte. En essayant de le
rattraper à la volée, je fais un faux mouvement, tombe et me cogne la tête
contre
Ma
femme a entendu le coup et me rejoint, toute inquiète. « Encore tes
problèmes de suppositoires, me demande-t-elle ? » Je lui propose de
se l’administrer à ma place car, elle, elle n’a aucune difficulté à le faire.
Elle hausse les épaules et s’en va furieuse. Bref, ce soir-là, je ne me suis pas
mis de suppositoire et j’ai souffert en silence.
Je
crois que, la prochaine fois, je vais l’enduire de gelée de framboise et
l’avaler par la bouche : qu’importe la voie d’acheminement pourvu qu’elle
produise son effet ?
TIRE DE PROPOS A TIRE-LARIGOT (à suivre)
Albert Pardo
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Mai 2014
UNE ETRANGE
HISTOIRE
Dans une toute petite
ville
Des Alpes de Haute
Provence,
Vivait un gars bien
tranquille,
Tout en moins en
apparence.
Il était moniteur d’une
auto-école
Et, en tous autres
domaines, inculte ;
Mais il était quelque peu
fol
De l’Amour, il en faisait
un culte.
Ainsi, à chacune de ses
clientes
Qui venait demander
comment
Apprendre la conduite et
ses chartes
Pour devenir AS DU VOLANT,
Au lieu d’en conduire la
main
Sur le changement de vitesses
Celle-ci la trouve, tout
soudain,
Sur quelque chose de
rigide …qui se dresse !
Il advint que l’un de ces
jours,
La femme du facteur
Voulut approfondir ce
cours
Et l’invita chez elle,
vers les dix heures.
Mais son époux, digne
fonctionnaire,
Ayant tôt fini sa tournée,
Dare dare
chez lui s’affaire
Pour profiter de sa journée….
Qu’elle n’est pas sa
surprise
Dès la porte de
l’appartement franchie
De trouver la quéquette du
gars prise
Dans ce qui sert à sa
femme de Paradis !
Car la pauvre dame, de
saisissement
De se voir attraper par
son mari,
Se contracta tout
soudainement
Emprisonnant l’instrument
de son ami !
Le premier moment de
stupeur passé,
Le facteur alla aux choses
pratiques ;
Mais il eut beau à hue et
à dia tirer
Impossible de dégager, au
type, sa trique !
De guerre lasse et la mort
dans l’âme
Il téléphona aux
Pompiers :
Ceux-ci ne purent ôter le
lance-flammes
De l’appareil où il était
coincé.
Finalement, on emmena le
couple étrange,
Bien tendrement enlacé,
A l’hôpital de
Où, promptement, il fut
piqué.
Enfin, il retira son zizi
Tout rouge et endolori
Et jura (mais fol est qui
s’y fie)
Qu’à ce piège ( ?) il
ne sera plus jamais pris.
La morale de cette
histoire,
Mes très chers concitoyens
Est que, si vous redoutez
les déboires,
Restez bien tranquilles
dans votre coin.
Mais si l’aiguillon de
l’Amour vous turlupine
Et ne vous laisse aucun
répit,
Habillez donc votre
précieuse p…
D’un bon préservatif
garanti.
De sorte que, à l’instant même
Où la gente dame défaille,
Vous retiriez votre
‘’instrument’’ de sa gaine
Qui, seule, reste coincée
dans sa faille.
BREVETE S.G.D.G.
(POEMES
HETEROGENES –
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
ECOLOGIE APPLIQUEE
Sauf
votre respect, tout le monde pète ! C’est indéniable !
Tout
le monde pète mais personne n’en parle. Il est vrai que c’est un sujet
scatologique mais si je soulève (!!!) la question, c’est par devoir civique.
Suivez-moi, vous comprendrez.
Donc,
petits ou grands, gros ou maigres, jeunes ou vieux, riches ou pauvres, tous,
tous pètent. Même les Députés, les Sénateurs, les Rois et Présidents de
République et, pourquoi pas (que Dieu me pardonne) même le Pape…Si ! si !
Il
y a ceux qui pètent pour ainsi dire, à voix basse. D’autres, d’une façon
tonitruante. Il y a des pets mélodieux, ceux des dames par exemple et d’autres,
discordants qui vous cassent les oreilles. Il y a des pets allègres et
guillerets qui vous mettent de la joie à l’âme et d’autres, profond et
sinistres qui traînent des fers aux pieds et soupirent lugubrement, des pets de
fantômes de châteaux hantés. Il y a ceux en cascades sans fin et d’autres, en
coup d’arquebuse. Il y a même des pets de nonne qui fleurent bon la fleur
d’oranger. Il y en a en sténographie ou
bien sur ordinateur. En un mot, il y en a
en tous genres et pour tous les goûts.
Mon
ami E., grand amateur de cassoulet, me dit qu’il lui arrive de péter si fort
que les murs en tremblent et que des bibelots tombent des étagères ; ce
n’est pas de la vantardise car il ment rarement.
Mais
pourquoi diable je vous parle de pétards ? Ah ! oui,
voici la raison :
Avez-vous
remarqué que, maintenant, tout le monde n’a à la bouche que les mots ECOLOGIE
et ECONOMIE D’ENERGIE ? J’ai donc pensé que, si on pouvait inventer un
petit appareil pour récolter ces milliards de pets émis en pure perte, on
pourrait les stocker dans des réservoirs, comme le pétrole. Ce serait une
énergie « naturelle » à l’instar du chauffage solaire ou de l’énergie
éolienne qui pourrait faire fonctionner écologiquement des usines, voire des
automobiles, sans pollution atmosphérique…Pourquoi pas ?
La
difficulté serait de trouver un endroit pratique pour poser ces petits
appareils. Pas à la source du bruit car les gens ne pourraient plus s’asseoir confortablement. Peut-être
dans le conduit auditif ou bien, le soir, dans les narines…Je dis LE SOIR parce
que j’ai remarqué que, LE JOUR, les gens se retiennent mais que, LE SOIR, ils
s’en donnent à cœur joie.
Enfin,
moi, je vous ai proposé l’idée, à vous
de jouer.
(PROPOS A TIRE-LARIGOT –
Albert Pardo)
Janvier 2014
MON CHAT
M’A DIT …
Tranquillement
assis dans mon fauteuil préféré, je savourai le livre que j’étais en train de
lire. Quel calme après le tohu-bohu de l’après-midi !
Nous
avions reçu à déjeuner notre groupe d’amis. C’était notre tour. Le train-train
habituel : d’abord l’apéritif puis, déjeuner, dessert, café et liqueurs. Comme d’habitude, durant la
dégustation du café, la conversation se déchaîna. Comme d’habitude, il y eut
plusieurs sujets abordés en même temps. Qui parlait politique, qui parlait
voyages, qui d’autre finances…Tous en
même temps ! Le champagne à l’apéritif s’était laissé boire comme du petit
lait, le ‘’trou normand’’ avait été servi dans une coupe au lieu du petit verre
classique, les vins d’accompagnement étaient capiteux et les liqueurs avaient
eu du succès. C’est dire combien les verbes étaient hauts et l’animation…très
animée.
Puis
le moment des parties de cartes sonna. Nous composâmes nos groupes habituels et
nous nous mîmes à battre le carton. Bientôt, comme d’habitude également, il y
eut à la table de Georges force discussions, interprétations contradictoires,
véhémentes protestations. Georges sema la pagaille comme il le fait plus
souvent qu’à son tour. Chaque fois que
la discussion semblait se calmer il la relançait de plus belle par ses
remontrances, risquant d’augmenter ainsi la mauvaise humeur générale et de
faire tourner à l’aigre cette réunion si sympathique jusqu’à là.
J’ai
essayé de le calmer gentiment mais ce fut peine perdue. Je n’ai donc pu me
retenir de le brusquer un tout petit peu. Alors, il cessa et nous reprîmes
sereinement le déroulement de nos parties respectives. Mais Georges s’était
senti blessé. Il n’ouvrait plus la bouche et, au moment du départ, son ‘’au
revoir’’ avait été des plus froids. Je n’étais pas content de ma remontrance à
Georges mais je me disais qu'il n’y avait pas moyen de faire autrement car il
était coutumier du fait.
Soudain,
dans le silence de la nuit, j’ai entendu distinctement ceci : TU AS
EU TORT !
Sur
le coup, j’ai cru que c’était moi qui avais prononcé ces paroles mais ce
n’était pas ma voix ! J’ai regardé partout pour voir s’il n’y avait pas
QUELQU’UN avec moi dans la pièce mais il n’y avait PERSONNE ! Et, de nouveau,
j’ai entendu clairement : Oui ! oui ! tu as eu tort ! Alors
j’ai constaté, à ma grande surprise, que la voix sortait de la gueule de
Robert, notre chat siamois ! Je n’ai pu m’empêcher de lui répondre :
- Et pourquoi donc ai-je eu tort ?
- C’était ton invité, qu’il me dit et on ne
rabroue pas un invité.
- Mais je ne l’ai pas rabroué ! J’ai
essayé tout simplement de lui faire prendre conscience qu’il était en train de
perturber notre gentille réunion amicale et de mettre tout le monde de mauvaise
humeur.
- Ce n’était pas une raison et puis, C’ETAIT
TON INVITE !
Oubliant
que je parlais à un chat, ce qui n’était pas du tout ordinaire, je
continuais :
- Alors, Monsieur Robert non seulement tu me
critiques mais, encore, tu philosophes ? d’où tiens- tu donc toute cette
sagesse ?
- C’est que j’ai été élevé par mon père,
lequel a été élevé par le sien et cela remonte jusqu’à un ancêtre qui était le
chat de Blaise PASCAL…
A
ce moment, l’énormité de la chose m’apparue : un chat qui P A R L E ? J’allais lui répliquer
lorsque le livre que je lisais me tomba des mains et je me réveillais en
sursaut. Vous l’avez compris, je m’étais endormi en lisant et cette
conversation avec mon chat n’était que le fruit de mon imagination teintée,
peut-être, d’un peu de remords envers Georges. Mon subconscient s’était
manifesté à sa manière et je me promis que, à l’avenir, je m’efforcerais d’être
plus patient.
-o-o-o-o-o-o-o-o-
Non loin d’Oraison (Alpes de Haute Provence), se trouve un Hameau : LE CASTELET, où il y avait le Restaurant CHEZ ANNIE. La patronne élaborait un pâté délicieux qu’elle enfermait dans des petits bocaux en verre, sous vide. Elle en apportait un avec les hors-d’œuvre et vous annonçait, avec une lueur sardonique dans le regard : ‘’si vous arrivez à l’ouvrir, je vous l’offre sinon, je le reprends !’’.
Pour l’ouvrir, il fallait tirer sur une languette en caoutchouc qui, la plupart du temps, cassait et vous restait entre les doigts ! Il fallait alors batailler avec, tour à tour, le couteau, la fourchette, la cuiller, pour arriver à faire céder ce maudit couvercle car il n’était pas question des se priver de ce savoureux pâté…
Connaissez-vous ‘’ CHEZ ANNIE’’
Du côté du Castelet ?
Un jour, de ma part, allez-y
Vous y serez ‘’soigné’’ ( !)
C’est mon copain Elie
Qui m’y a emmené un dimanche;
La patronne est accorte et gentille
Avec une carnation rose et blanche.
Sa cuisine est célèbre
De Marseille à Oraison
Mais la vôtre sera vite funèbre
Si vous tâtez ses rognons.
Car elle a un mari jaloux
Et quand devant lui je passe,
Il me regarde avec courroux
En frottant deux couteaux qu’il repasse.
Courez vite dans la salle à manger
Sans regarder en arrière,
Vous y serez en sûreté
Du moins jusqu’à ce que votre repas se digère.
Sans avoir l’air d’y toucher
Annie vous proposera
D’abord, tout ce qui est resté
Depuis la dernière fois.
Méfiez-vous surtout
Si, gratuitement, elle vous offre
Un genre de canigou
Que, dans de petits bocaux, elle « coffre ».
Pour arriver à les ouvrir
C’est la croix et la bannière
Et, avec son charmant sourire
Elle attend, de vos heures, la dernière…
En le dégustant, vous aurez l’impression
Que c’est du pâté de grive…
Mais allez-y doucement
Pour que rien de mal ne vous arrive.
Ne forcez surtout pas trop
Sur la charcuterie,
Elle est salée de trop
Et vous donnera vite la pépie.
Je vous recommande vivement
Les alouettes sans tête
Mais faites-les goûter auparavant
A votre charmante starlette.
Vous joindrez l’avantage
D’avoir échappé à un grand danger
A celui d’un veuvage
Que vous aurez, indirectement, déclenché !
Ne faites surtout pas la gueule
Si, le moment venu,
Vous voyez marcher tout seul
Le plateau de fromages, garni.
N’y touchez pas trop
Et contentez-vous
De regarder les asticots
En venir à bout.
Ce ne serait pas salubre
En mangeant votre forêt noire,
De prendre cette mine lugubre
En hoquetant de désespoir.
Et, quand d’un air détaché
Elle annoncera l’addition,
Ne montrez pas que vous êtes fâché
Et quittez la place à reculons.
Autrement, vous vous retrouveriez,
Sans savoir comment,
Dans de petits bocaux, accommodé
Avec, tout autour, des cornichons !
Maintenant que j’ai débité
Toutes ces méchantes calomnies,
Il faut que j’avoue la vérité
Ou je mériterais d’être maudit.
Chez Annie, divinement on mange,
Sa cuisine est savoureuse ;
Elle a un sourire d’ange
Et des rondeurs charmeuses.
Si j’ai tenté de vous en détourner
C’est que je voulais garder tout pour moi
Et, tout seul, m’en régaler
Car T O U T est de premier choix
Septembre 2013
Il
est écrit dans
«
Dieu créa l’Homme à Son image. L’Eternel Dieu forma l’Homme de la poussière de
J’ai
le plus grand respect pour les Saintes Ecritures ; cependant, je suis
persuadé que ceux qui ont écrit
Moi,
je pense ceci : après que Dieu a façonné l’Homme avec du limon de
A
mon avis, Il incorpora à ce souffle un peu de la sagesse du hibou et de la
folie du dogue, de la douceur de la gazelle et de la cruauté du tigre, de la
lubricité du singe et de la fidélité du pigeon, de la patience de l’âne et de
la fougue de l’étalon sauvage, de la lourdeur de l’éléphant et de la légèreté
de l’écureuil, de l’avarice de la fourmi et de la prodigalité de la cigale, de
la hargne de l’hyène et de la placidité de
Au
moment de terminer son œuvre Il a dû se dire ceci :
« Si
j’octroie à l’Homme et, par la suite, à ses descendants toutes ces qualités et
tous ces défauts dans les mêmes proportions, Je mettrais sur Terre une horde de
ROBOTS qui agiraient tous de la même manière et dans la même direction ce qui
ne serait pas pratique. » Alors, à mon avis, Il ajouta à son souffle une
hormone ou un gêne ou appelez cela comme vous voulez, afin de varier dans
chaque descendant de l’Homme les proportions des qualités et des défauts.
Et
c’est ainsi que vous trouverez dans le genre humain des braves gens et des
salopards, de ceux qui aiment leur prochain et d’autres qui les détestent, des
prodigues et des fesse-mathieux, des religieux et des mécréants, etc…etc…Qu’en
pensez-vous ? Votre opinion m’intéresse.
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
A L’ EGYPTE
ETERNELLE.......
A
ALEXANDRIE LA BELLE …….
S O U S T O
N C I E L B L E U*
Sous
ton ciel bleu
J’ai vu le jour.
Sous ton ciel bleu
J’ai été comblé d’amour.
D’abord, celui de ma famille
Puis, celui de mes amis
Enfin, celui de mon épouse chérie.
Sous ton ciel bleu
Les Fils du Nil
M’ont abondamment octroyé
Considération, Confiance, Amitié.
Sous ton ciel bleu
Je me suis toujours efforcé
De mériter ce qu’ils m’ont donné.
Loin de ton ciel bleu
Je clame sans cesse
Ta générosité et ta gentillesse
Et, si le célèbre adage ne ment pas
Qui dit
: ‘’ QUI A BU L’EAU DU NIL EN BOIRA ‘’
Alors, je reviendrais me désaltérer
Aux Sources de l’Hospitalité,
Sous ton ciel bleu.
·
Hommage au Pays et à la Ville qui m’ont vu naître.
(
Mai 2013
UNE REFLEXION SUR «
L’HOMME »
On dit que l’Homme est la seule
créature qui marche à quatre pattes après sa naissance, sur deux pattes de
l’enfance à l’âge mûr et sur trois (deux jambes et une canne) à sa vieillesse.
Ceci, pour illustrer son parcours de vie.
Si on considère que la durée de vie
moyenne actuelle, de l’Homme et de la Femme confondus, est de 80 ans, on
constatera qu’il y a trois périodes importantes à partir de leur naissance qui
se résument, grosso modo, ainsi :
Première période
: de
0 à 20 ans.
Deuxième période
: de 20 à 60 ans.
Troisième période
: de 60 à 80 ans.
Durant la Première
et la Troisième période, l’Homme (et la Femme) dépend en grande partie des
autres pour survivre. De 0 à 20 ans, il dépend de son entourage pour sa
nourriture, son éducation, son existence physique et sociale. Mais, à la
Deuxième période, de 20 à 60 ans, il devient indépendant et autonome. Grâce à
sa personnalité, à ses talents, à ses désirs profonds et à de nombreux autres
facteurs, il peut devenir ANGE ( Dr.Schweitzer, Sœurs
Térésa et Emmanuelle, Pasteur,etc.) ou bien DEMON
(Hitler, Eichmann et autres racistes et dictateurs sanguinaires…). Entre les
Anges et les Démons, il y a la foule des capitaines d’industrie, des savants
érudits, des foudres de guerre, des politiciens honnêtes ou véreux, des hommes
d’église et, enfin, de la cohorte des gens ordinaires comme vous et moi.
Puis, voici
arrivée la Troisième période de 60 à 80 ans ! Ses forces déclinent et tout fout
le camp : sa santé, ses cheveux, sa vue, son audition, ses dents, etc. Petit à
petit, il devient une charge tant pour les siens que pour la société. Les
souffrances physiques et morales l’assaillent. Il se décrépit tout au long des
années jusqu’à devenir, pour certains, sénile ou grabataire, ou les deux.
Quelle déchéance et quelle pitié pour celui censé avoir été créé à l’image de
Dieu !
Alors, certains
disent que la vie est mal faite et qu’il aurait été préférable de naître VIEUX
et malade et de mourir BEBE et en bonne santé. Or, cela n’est pas possible !
Peut-on envisager des futures maman portant un fœtus de 70 kilos, poids moyen
d’un humain ? Non, ce n’est pas possible !
Mais alors, me
direz-vous, où est la solution ? Moi, je propose aux savants qui s’occupent des
recherches sur les gènes et les chromosomes, sur l’A. D. N. et autres
manipulations génétiques, ceci :
Pourquoi ne pas
orienter leurs recherches en vue de DOUBLER la longévité de l’Homme à partir de
65 ans tout en lui faisant faire, physiquement, un parcours inverse de celui qu’il aura eu jusqu’ici
? A partir de 65 ans, l’Homme aura de nouveau 64 ans, puis 63, 62, 61, 60, etc.
Petit à petit, il recouvrira ses forces. Il retrouvera ses cinq sens. Ses
cheveux et ses poils repousseront. Ses rides s’effaceront et, au fur et à
mesure qu’il rajeunira, il redeviendra créatif, combatif, travailleur, pour son
bien et celui de la collectivité.
Il continuera à
rajeunir jusqu’à redevenir un simple spermatozoïde que les savants mettront
entre deux lames de verre pour l’étudier au microscope. Ils classeront ces
lames dans une SPERMATOZOITEQUE. Chaque paire de lames portera une référence
qui correspondra à un dossier où sera
consigné tout ce qui se rapporte à ce personnage : nom, date de naissance et
celle de sa réintégration in vitro, professions, qualités et défauts, hérédité,
hauts faits, bons ou mauvais.
Il n’y aura donc
plus besoin de cimetières qui s’étendent à l’infini en envahissant les
agglomérations urbaines ou campagnardes. Il n’y aura plus de caveaux somptueux
pour les riches et de fosses communes pour les pauvres, au grand dam des
croque-monsieur et croque-madame, c'est-à-dire des croque-morts qui n’auront
plus rien à croquer et qui resteront ainsi sur leur faim. Les comptes de la
Sécurité Sociale seront, enfin, positifs.
Et un beau jour, un
savant plus intelligent que les autres découvrira que tous ces spermatozoïdes
appartenant à des Rois ou des Présidents, des riches ou des manants, des génies
ou des demeurés, des blancs ou des noirs, des asiates ou des peaux-rouges, des
chrétiens ou des musulmans, des juifs ou des païens, sont tous de la même
couleur et, pour autant que je le sache, de la même composition chimique
c’est-à-dire rigoureusement identiques les uns aux autres.
Partant de là, il
n’y aura aucune raison valable de les « archiver » pour les distinguer les uns
des autres. Alors, on jettera à la poubelle le contenu de toutes les
SPERMATOZOITEQUES et on réduira les heures de présence des fonctionnaires de
santé.
Propos à
Tire-Larigot
D’Albert Pardo
LA RUEE
VERS L’OR
En 1973, le
système d’échange fixe concernant la parité du dollar et de l’or, établi par
les accords de Brettons Wood de 1944, disparaissait; à la suite de quoi le
cours de l’or se mit à flamber de jour en jour et, autour de moi, je voyais de
nombreuses personnes se mettre à boursicoter à tour de bras. Personnellement,
je ne me suis jamais intéressé à l’or plus que l’achat de mon alliance de
mariage mais j’ai écrit ce poème à la première personne pour ne pas froisser
quiconque car j’ai été témoin des comportements décrits ci-après.
1)Depuis quelques
semaines 9) Depuis
que je boursicote
Le monde de la
finance est en folie; Avec ce
maudit lingot,
La raison de cette
faridondaine Plus rien
ne m’asticote
Est le métal
jaune, en lingots ou en louis Et je
ne fais plus dodo.
2)Chacun veut en
acquérir 10) Un
jour je me suis dit :
A n’importe quel
prix Cela ne plus durer !
Dans l’espoir de,
vite, s’enrichir Je ne
vois plus mes amis
Et faire le nabab
à Chamonix. Et je
néglige ma moitié !
3)Moi aussi, comme
tout le monde, 11) Alors,
j’ai vendu mon lingot
J’ai voulu en
avoir :
Et ne l’ai plus racheté ;
J’ai cédé mes prébendes Dans la poche de
mon manteau
Et gratté mes
fonds de tiroirs. Un
lingot de plomb l’a remplacé.
4)J’ai transformé
le tout
12)Je l’ai peint en JAUNE OR
En un joli petit
lingot,
Puis je l’ai bien verni ;
Que je promène
avec moi, partout, Je dors
bien depuis lors
Par crainte des cambriolos. Et je contente femme
et amis.
5)Je l’ai revendu
et racheté
13)Lorsqu’il m’arrive parfois
Une bonne dizaine
de fois De
voir à la télé
Et chaque
opération m’a rapporté
La cote du métal roi,
Quelques fafiots
en extra.
Cela me fait rigoler…
6)Dès que je le
revends,
14)Car, si son prix a baissé,
Je me repens
aussitôt ;
Je m’en fous puisque je n’en ai plus !
Alors je le
rachète et le reprends
Et s’il a bien haussé,
Dans la poche de
mon manteau A mon lingot de
plomb j’applique cette plus value.
7)A peine rentré à
la maison,
15)Avec l’argent que j’ai réalisé
Chaque jour à
midi,
Je m’achète, toutes les fins de semaine,
J’allume la
télévision
Du champagne, du caviar, du saumon fumé
Après le déjeuner,
que j’expédie. Et du
homard à l’américaine.
8)J’attends, le
cœur battant,
16)Et puis, de temps à autre,
Les nouvelles de
LA BOURSE ! Je caresse mon lingot de plomb :
Et me voilà
calculant et supputant Il me
donne autant de satisfaction que l’autre
Pire qu’un mordu
des courses !
Sans qu’il m’ait coûté un rond !
Poèmes Hétérogènes
Albert Pardo
Janvier 2013
C ON F E S S I O N
Je voudrais
vous faire un aveu
Mais ne sait
comment m’y prendre…
C’est un sujet
épineux
Qui risque de
vous surprendre.
Au moment de me jeter à l’eau
J’hésite
encore un peu…
Je me sens comme un godelureau
Un tantinet
prétentieux !
A vous dire la
vérité
Je n’en suis
pas responsable ;
A vous aussi
cela pourrait arriver
Et vous ne
seriez pas coupable.
Voici de quoi
il s’agit :
Mon
Dieu ! Comment le dire ?
C’est une
affaire de lit
Comment
allez-vous réagir ?
Ne me jetez
pas la pierre
C’est arrivé
malgré moi !
Il est vrai
que c’est un adultère
Et je me sens
en plein désarroi !
C’est que,
depuis plusieurs années,
Une maîtresse
s’est imposée à moi ;
Chaque nuit
elle vient me visiter
Et nous formons
un ménage à trois.
Au début, ma
femme s’est révoltée
Et ne voulait
rien entendre.
Puis, petit à petit, elle s’est résignée
Pour ne pas
déclencher un esclandre.
Alors, toutes les nuits,
Cette dame se
glisse entre nous
Et, dès que je
m’assoupis
Elle me
susurre des mots doux…
Elle me parle
des Iles, de Tahiti,
De plages de
sable fin, de lagons bleus,
De perroquets,
d’oiseaux du Paradis,
De fleurs
exotiques aux parfums capiteux…
Elle me
raconte des choses tendres
Ou me dévoile
des sujets cochons !
Les premiers
m’aident à me détendre
Les seconds,
me font monter le rouge au front.
Lorsque, de
fatigue, je roupille
Et que je me
mets à ronfler
Elle me
griffe, mes oreilles elle mordille
Pour me tenir
éveillé.
Parfois, ma femme proteste
Quand nous
faisons trop de tintouin
Après quoi, de
la parole et du geste
Elle nous dit
de dégager le terrain.
Nous quittons
alors la chambre
Et nous allons
au bureau
Où nous
restons ensemble
Jusqu’au matin
nouveau.
Durant toute
cette veille
Elle me fait
travailler,
Me houspille,
me presse, me surveille
Pour
m’empêcher de pioncer.
Le résultat
est là sous vos yeux :
Ce n’est qu’un
échantillon
Parfois, il est tiré par les cheveux
Et d’autres
fois, fringant.
A propos, vous ai-je dit son nom ?
Elle s’appelle
POLYMNIE.*
C’est ma Muse des bons moments
Elle est ma
meilleure amie.
* Polymnie : Muse de la poésie lyrique
LE TELEPHONE
PORTABLE
D’après les statistiques officielles il y a actuellement en France, en juillet 1999, 14 millions de portables en circulation. Et il est prévu que ce chiffre doublerait dans pas bien longtemps ! Bientôt, même les nourrissons trouveront dans leur layette un portable coincé entre leur biberon et leurs couches culottes. C’est à se demander comment avons-nous vécu jusqu’ici sans portable ?
Je n’ai pas besoin de le dire, vous vous rendez tous compte qu’ils sont partout, partout : dans les rues, les écoles, les lieux publics et même dans les maisons ou, pourtant, il existe déjà deux ou trois téléphones dans chaque domicile. A quoi donc est dû cet engouement qui a un coût non négligeable pour certains budgets modestes ? Après l’ordinateur domestique qui a envahi nos demeures, le portable est en train de s’imposer à son tour.
Les gens se sont-ils découvert soudain un besoin incoercible de communiquer entre eux ? Ou bien ce besoin était-il latent, tapi dans leur subconscient ? On dirait que, maintenant, ils ont peur de la solitude ! Ils veulent, à tout bout de champ, parler à quelqu’un, quel qu’il soit.
Je vais vous relater trois faits dont deux sont véridiques, le troisième étant une extrapolation de ma part. Ce sera à vous de découvrir lequel.
La semaine passée, nous avons été
deux couples amis, ma femme et moi, dans un restaurant sur
Dans ce même restaurant, le propriétaire recevait des membres de sa famille, sa mère, sa sœur, son beau-frère et plusieurs gosses Il dînait avec eux sur la terrasse et à la fin du repas, de sa table, il commanda à son cuisinier, avec son portable, des portions de pastèque pour tous alors qu’il aurait pu le faire par l’entremise de l’un des garçons qui servaient les clients alentour. Je vous donne ma parole que c’est la stricte vérité. Voulait-il impressionner ses hôtes par son « modernisme » ? Le portable est-il devenu un objet d’ostentation pour certains imbéciles ?
Voici le dernier : Près de la boulangerie où je me sers
habituellement, se tient un monsieur qui fait la manche, originaire
vraisemblablement d’un pays de l’Est. Je lui donne une pièce de temps à autre.
Quelle n’a pas été ma surprise, dernièrement, de le voir converser dans un
portable ! Je n’ai pu me retenir de lui demander à quoi pouvait lui servir
cet appareil ? Savez-vous ce qu’il m’a répondu ? Il m’a dit que c’était
pour se renseigner sur la cote avant de passer ses ordres en
Bourse ! ! ! Depuis, il était de mon devoir d’augmenter, à
chaque fois,
mon obole
Septembre 2012
PROFESSION DE FOI
Pour que le Ciel me pardonne Vous me direz, sans doute,
Tous mes vilains péchés, ‘’Vous êtes un vilain monsieur !’’
A toutes je me donne ‘’ Vous vous moquez de toutes ‘’
Sans, mes forces, ménager . ‘’ Et ce n’est pas sérieux ! ‘’
A celle que la poésie
démange Vous vous trompez, je le jure
Et qui prend des airs éthérés, Je suis de très bonne foi
Je soupire,cent
fois, ‘’Mon Ange’’ Et
le but de mes aventures
Et la voilà comblée ! Est de dispenser la
joie !
A celle qui, de musique, Car sachez qu’en toute femme
Aime être bercée, Il y a une VAMP qui dort
Je chante
Des manigances de Circé. Il suffit d’appuyer sur le bon
ressort.
A celle dont
Est le souci majeur, A une grossière Furie,
Je prépare une cure Aussitôt elle se transforme
De paysages et de fleurs. En. …une gentille souris.
Quant à la petite dévote Dans mes bras elles ronronnent
Qui aime tant prier, Comme de jolis petits chats
En lui dansant la gavotte * Et il faut que je les sermonne
Je fais mes simagrées. Pour
qu’elles me lâchent,enfin,le..le..bras( !)
Mais pour celle qui préfère Prenez-en de la graine
Une nourriture plus épicée, O ! hommes de peu de foi !
Je lui cuisine, à ma manière, Et pour un petit peu de peine
Une recette éprouvée. Vous
aurez beaucoup, beaucoup de joies
*
GAVOTTE : danse provençale à deux temps.
Poèmes Hétérogènes
F A U X C A L C U L
Ayant
atteint un âge respectable, je me suis dit qu’il était temps de mettre de
l’ordre dans mes affaires. Cela m’a permis, entre autres, d’évaluer mon petit
patrimoine. Nos enfants étant financièrement indépendants, je me suis demandé si
je ne pouvais pas emporter avec moi ce patrimoine, de l’Autre Côté de la
Barrière ? Oui, mais COMMENT ?
Je
me suis d’abord adressé au Conseiller Financier de ma banque : il m’a ri
au nez ! Puis, à un transporteur de fonds vers
De
guerre lasse, j’ai été voir un Magicien. Il m’a dit qu’il ne l’avait jamais
fait mais que, d’après certains grimoires anciens en sa possession, cela était
faisable. Je lui ai donc confié toutes mes liquidités et j’ai attendu avec
confiance le moment de mon Passage Définitif. Et un beau jour, je me suis
réveillé sur un nuage avec une petite valise à la main et habillé d’une feuille
de vigne. EOLE, Dieu des Vents, souffla et mon nuage se dirigea lentement vers
un grand portail portant une belle et grande enseigne
Une
cour rectangulaire desservait trois chemins. J’ai lu, de gauche à droite, ENFER
puis PURGATOIRE et, enfin, PARADIS.
Au
centre de la cour il y avait une table occupée par trois personnages portant
une longue barbe blanche et habillés de ce qui me paraissait être une chemise
de nuit, de même couleur. Celui de gauche et celui de droite avait, chacun, un
Grand Livre posé devant lui. Quant au personnage du milieu, il avait à portée
de main un petit maillet identique à celui d’un commissaire-priseur. Il me fit
signe d’avancer.
- Qu’avez-vous là, me dit-il, en désignant la
petite valise ? Je l’ouvris et lui montrais son contenu : des billets
de banque français ainsi que des dollars (par précaution).
- Tiens, tiens, fit-il
en prenant ses compagnons à témoin, c’est la première fois que cela nous
arrive ! D’habitude, nous comptons plutôt les bonnes et les mauvaises
actions.
- Je leur ai assuré que mes bonnes actions
contrebalançaient les mauvaises et que j’avais apporté ce viatique pour payer
mon admission au Paradis. Ils pouffèrent de rire et mon interlocuteur
m’expliqua que l’Homme venant NU sur Terre, il n’avait aucun droit d’emporter
avec lui, dans l’Au-Delà, quoi que ce soit. S’il le faisait, il commettait un
VOL puisqu’il s’appropriait quelque chose qui ne lui appartenait pas et dont il
ne devait disposer que de l’USUFRUIT seulement, pour son bien, celui de son
entourage ainsi que pour les Bonnes Œuvres. Puis, s’adressant à ses compagnons,
il dit :
- Ouvrez vos Livres et donnez-moi les comptes
de ce monsieur ! Ils se mirent à lire. Aïe, aïe, aïe, aïe ! …Jamais
je n’aurais pensé à ça !
- Ainsi, me dit-il, vous rappelez-vous qu’à
telle date on avait fait appel aux fidèles pour contribuer aux réparations du
lieu du culte et que vous vous êtes fait tirer l’oreille pour y participer si
chichement ?
- Oui, mais..
- Il n’y a pas de mais qui tienne, vous
deviez contribuer pour 1000 francs et vous n’avez versé que 200. Donnez-moi 800
francs.
Je
pris cette somme dans la valise et la lui ai remise.
- Vous rappelez-vous qu’à telle date vous et
votre épouse aviez une folle envie de faire telle croisière et que vous vous en
êtes privés par avarice, empêchant ainsi vos corps et vos âmes de jouir de ce
que la Providence vous avait octroyé alors que vous vous étiez tant fatigués
pour gagner cet argent qui, finalement, ne vous a servi à rien ?
Donnez-moi tel montant ! Je m’exécutais.
Et
ainsi de suite…Il m’a énuméré la multitude de fois où je m’étais privé de
l’achat de tel smoking, de tel voyage, de tel Réveillon, etc. et, à chaque
fois, je lui versais le montant que j’avais épargné. En fin de compte, il ne
restait plus d’argent dans la valise pour régler mes péchés capitaux (fautes de
capitaux). Alors il me dit que, maintenant, pour chaque franc que je ne pouvais
pas payer, j’aurais à passer une journée en Enfer et une autre au Purgatoire.
Tous comptes faits, je devais purger 13892 jours, 12 heures et 25 minutes dans
l’Un et dans l’Autre ETABLISSEMENT !
Je
me suis mis à pleurer et je lui ai dit que j’ignorais tout cela et que j’étais
persuadé que l’argent que j’avais honnêtement gagné m’appartenait en propre
définitivement.
- Vous vous trompez ! me rétorqua-t-il.
Sachez qu l’argent que l’on gagne, même honnêtement,
c’est TOUJOURS grâce à quelqu’un, client ou consommateur de biens ou de
services et qu’il faut qu’il ROULE afin de donner un peu de bonheur matériel à
chacun à son tour. Lorsqu’on le THESAURISE, on le STERILISE et c’est un grand
péché.
Après
conciliabule avec ses deux assesseurs, ce vénérable personnage me tendit ma
valise avec tous les billets dedans et me dit ceci :
- Etant donné que vous êtes de bonne foi,
nous allons vous donner une occasion de racheter vos manquements envers
vous-même, envers votre famille et envers vos amis. Retournez sur Terre et
emportez cette valise. Agissez comme il faudrait le faire car nous vous
attendons au tournant !
- S’il vous plaît ! une petite
question : ne pourrais-je pas garder ce patrimoine pour le léguer à mes
enfants ?
- Mais, ma parole, dit-il, vous n’avez RIEN
compris ! Si vous agissez de la sorte, votre patrimoine va agrandir celui
que vos enfants ont et qu’ils laisseront à vos petits-enfants et ainsi de
suite. Vous rendez-vous compte de la somme de privations de Bonheur Terrestre
que cela représentera sur plusieurs générations ? POURQUOI FAIRE
finalement ? Vous voulez donc ACCUMULER, ACCUMULER à l’infini d’une
génération sur l’autre sans profit pour personne ? Autant n’avoir aucune
fortune ! Allez ouste ! déguerpissez avant que je change
d’avis !
Il
donna trois coups de maillet sur la table et je me réveillais en sursaut dans
mon lit, tenant dans une main la petite valise et, dans l’autre, la liste de
tout ce que j’avais manqué de faire
jusqu’ici. J’ai couru aussitôt à mon
Depuis
lors, je ne garde qu’une provision « de précaution » et je dépense tout,TOUT,T O U T.
N.B.
Il est évident que cette allégorie n’est valable que pour ceux qui sont âgés et
sans charges. Les pères et mères de famille devront, au contraire, êtres
économes en prévision des mauvais jours.
PROPOS A TIRE – LARIGOT
Mai 2012
La
médecine, la chirurgie ambulatoire, la chirurgie esthétique, les
travaux sur la nutrition, etc. ont fait des progrès énormes. Ceux-ci ont
eu pour résultat annexe, au cours de ces cinquante dernières années,
d’augmenter sensiblement la longévité tout en « réparant des ans
l’inévitable outrage ». Or, que font la plupart des gens de ce surplus de temps ? Ils le
TUENT !
« Tuer
le temps » est devenue une occupation courante. Nombreux sont ceux qui
payent de l’argent pour le tuer et, pourtant, ils font tout ce qu’il faut pour
se maintenir en vie : soins médicaux, cures thermales et gériatriques,
régimes amaigrissants, etc. Quel étrange paradoxe !
Voulez-vous
quelques recettes pour tuer le temps, c’est-à-dire pour oublier de vivre ?
- Achetez des romans policiers ou à l’eau de
rose que vous lirez juste pour perdre quelques heures.
- Regardez la télévision à tort et à travers
sans sélectionner les sujets ou les
films qui vous intéressent particulièrement.
- Faites des réceptions ou participez à
celles « d’amis » avec qui vous n’avez aucune affinité.
- Embarquez-vous dans des mouvements ou des
clubs qui ne répondent pas à vos aspirations profondes.
- Faites la cour à une femme dont vous n’êtes
pas réellement amoureux.
- Occupez un poste uniquement pour gagner
votre vie et pour lequel vous n’avez aucun intérêt autre que pécuniaire.
- Téléphonez et écrivez sans à propos à vos
amis et relations.
Voilà
quelques exemples pour « passer le temps », « perdre le
temps », « tuer le temps ». Or, le temps, c’est la Vie !
C’est le bien le plus précieux que la Providence nous ait octroyé. Bien
utilisé, le temps procure du Bonheur ! N’est-ce pas augmenter son bonheur
que de lire un livre qui vous passionne, regarder une émission ou un film
qui vous intéresse, recevoir ou rendre visite à des amis avec qui vos idées et
vos sentiments sont en parfaire harmonie, participer à un mouvement ou faire
partie d’un club qui vous donne le sentiment d’être utile à une cause, aimer
une femme passionnément, occuper un poste où
non seulement vous gagner votre vie mais où vous pouvez encore donner la
mesure de vos capacités, maintenir un contact téléphonique et épistolaire avec
les êtres qui vous sont chers, etc. etc.
Le
TEMPS et le BONHEUR se rejoignent. Si le Bonheur a besoin du Temps, ce dernier
ne donne du Bonheur que si l’on prend la peine de le rechercher. D’ailleurs le
Bonheur n’est pas de nature uniquement métaphysique, il peut aussi être physique et matériel
Là
encore, nombreux sont ceux qui ne savent pas se procurer du Bonheur alors qu’il
est à leur portée. Mais, d’abord, qu’est-ce que le BONHEUR ? D’après le
Larousse c’est « un état de parfaite satisfaction intérieure ». Ses
synonymes sont : Béatitude,
Bien-Etre, Chance, Enchantement, Euphorie, Prospérité, Ravissement,
Satisfaction, etc.
Que
de beaux et bons mots ! Combien de personnes ne seraient-elles pas
heureuses (à commencer par vous-même) de connaître cet état de grâce ? Et,
pourtant, rares sont celles qui font le petit effort nécessaire pour y
parvenir.
Que
faut-il donc pour atteindre ce fameux Bonheur ? une grosse fortune ?
un savoir immense ? un amour fou ? un appétit féroce ? Si tel
était le cas, seuls quelques rares privilégiés y prétendraient !
Heureusement
pour chacun de nous, le Bonheur n’a pas besoin de ces ingrédients extrêmes pour
que nous puissions l’atteindre. Je prétends que le Bonheur est à la portée de
TOUS. Il faut quand même le cultiver parce qu’il n’est pas acquis une fois pour toutes. Il est
éphémère ; à peine en avons-nous eu un petit peu pendant une minute, une
heure, une journée que le voilà disparu….Faut-il le regretter ? Je ne le
pense pas. Comme toutes les bonnes choses, il faut prendre le Bonheur à petites
doses. Les gâteaux, le caviar, le foie gras sont des produits succulents,
pourtant, on ne peut en manger abondamment à tous les repas, on en serait vite écoeuré !
Je
ne pense pas que l’on puisse être rassasié de Bonheur car, de toutes façons, il
est presque impossible d’en avoir d’une façon durable ; et puis, il est
variable en intensité. Un Grand Bonheur est souvent fortuit alors que les
petits Bonheurs de chaque jour on peut les recréer.
Non,
je n’ai pas de recettes miracles pour recréer le Bonheur à la demande mais j’en
ai quelques-unes d’infaillibles qui nécessitent, quand même, un tout petit
effort et qui pourraient réussir à la plupart d’entre nous.
Vous
Madame, si vous êtes mère au foyer, préparer à l’intention de votre compagnon
un petit plat qu’il aime particulièrement ou achetez-lui un produit qu’il
apprécie : fruit, vin, friandise, livre, disque, etc. Vous pouvez aussi
soigner votre apparence et l’accueillir avec un sourire ou bien encore lui
poser quelques questions sur sa journée de travail et vous intéresser sincèrement
à ce qu’il vous dira.
Il
y a des dizaines de choses de ce genre pour lesquelles vous n’avez besoin de
personne pour les trouver. Il vous suffit d’avoir le désir sincère de les
rechercher pour en voir la source jaillir en vous. Il n’est pas nécessaire d’appliquer
ces gentillesses toutes en même temps et tous les jours de la semaine !
Une seule petite attention de temps à autre suffit pour améliorer
considérablement les relations dans un
couple et créer du Bonheur. Mais nombreuses sont les femmes qui travaillent. Si
tel est votre cas, essayer de trouver une minute, à l’arrivée de votre
compagnon ou pendant le repas ou bien avant d’aller au lit pour lui dire que
vous êtes heureuse de vivre avec lui. Si vous êtes de celles qui n’arrivent pas
à exprimer de vive voix ce qu’elles ressentent, par pudeur, vous pouvez vous
exprimer par un regard ou un geste affectueux. Cela est très important et
sera la source d’un double Bonheur : celui que vous aurez en constatant le
plaisir que vous procurerez à votre compagnon,
auquel s’ajoutera la prise de conscience que vous êtes effectivement
bien avec lui et cela est encore du Bonheur.
Il
est évident que, pour vous aussi Monsieur,
tout cela est également valable. De plus, quelques petits sacrifices de
votre côté seront les bienvenus et ne manqueront pas de séduire votre compagne
pour votre plus grand Bonheur mutuel.
La
vie n’est pas faite uniquement de matchs, de journaux et de télé. Sacrifier de
temps à autre un match ou un film pour consacrer ce temps à votre compagne et à
vos enfants, ne peut faire que le plus grand bien à votre couple et à votre
famille. Une fleur, un mot gentil, un geste affectueux ne coûtent pas cher et
accroissent votre crédit dans le budget du Bonheur. Car celui-ci se cultive.
Comme une plante. Sans trop de peines, il vous donnera fleurs et fruits. Est-il
vraiment difficile de noter les évènements de votre couple : anniversaires
de naissance et de mariage, fête des mères, muguet du 1° mai, etc. et de ne pas
les laisser passer inaperçus ?
Nombreux
sont ceux qui ignorent cette règle élémentaire : pour avoir du Bonheur il
faut en procurer aux autres ! Pas seulement à votre femme, à vos enfants,
à vos parents mais, aussi, à un collègue de bureau, à un voisin, a un ami que
le malheur a frappé, voire à un passant. Semez le Bonheur, il vous submergera.
Il
y a mille et une façon de donner du Bonheur aux autres, donc à vous-même. Il y
a celles qui nécessitent de l’argent. D’autres, du temps. Et de nombreuses
autres : RIEN DU TOUT ! Avez-vous essayé le Sourire ? la
Politesse ? l’Attention que vous prêtez à quelqu’un qui vous raconte dans
quelles pénibles circonstances il vient de perdre un être cher ? Ce sont
là des choses qui ne coûtent rien et qui procurent du Bonheur à tout le monde.
Vous ne me croyez pas ? Alors faites cet essai demain matin :
Souriez
à deux ou trois personnes que vous rencontrerez : votre concierge, votre
voisine ou la personne à qui vous retiendrez la porte battante du couloir du
métro, à l’éboueur à qui vous direz bonjour en souriant, bref, à tout le monde.
Il ne s’agit pas d’un sourire béat, niais ou mécanique mais d’un sourire
chaleureux et sincère. Essayez, vous serez charmé du Bonheur que cela vous
procurera et, par la suite, vous ne sourirez pas seulement à quelques personnes
rencontrées mais à tout le monde.
Ah !
la puissance charmeuse du sourire ! C’est une arme magique, féerique
contre la hargne, la susceptibilité, l’agressivité, l’égoïsme et tant d’autres
maux. Un proverbe oriental dit :
Combien
coûte un bonjour ? Rien que la
peine de le dire. Et un bonjour accompagné d’un
sourire, c’est le Paradis sur terre. Vous ne me croyez pas ?
Ecoutez ceci :
A
la porte de ma banque se tient un garde armé qui s’ennuie ferme à longueur de
journée, dans l’attente hypothétique d’un hold-up. Des dizaines de clients
entrent et sortent de cet Etablissement. Ils passent près du gardien sans même
remarquer sa présence. Quant à moi, je lui dis bonjour avec un grand sourire.
La première fois, il a été tellement surpris, qu’il n’y a pas répondu. Par la
suite, il y répondit et, maintenant, dès qu’il me voit arriver de loin, il
sonne pour moi pour ne pas me faire attendre, retient le battant à mon passage
et son large sourire me démontre le plaisir qu’il a à me voir. Et à chaque
fois, je suis heureux du petit Bonheur qu'il ressent d'être considéré par moi
comme un être humain et non pas comme un objet.
Prenez
l’habitude de sourire. A la caissière du Supermarché, à la vendeuse du comptoir,
à la préposée de la Poste, au serveur du restaurant, à tous ceux qui font un
travail pénible et harassant. Et à tous les autres.
Ayez
aussi la politesse du cœur. Dites-leur merci lorsqu’ils vous servent. Mieux
encore : merci Madame, merci Monsieur. Avec un sourire en prime. Vous
serez charmé de leur réaction et de leurs sourires. S’ils sont trop surmenés ou
trop occupés pour remarquer immédiatement votre gentillesse, soyez sûrs qu’ils
l’apprécieront après coup et que ça leur réchauffera le cœur. Ce sont des
bonnes actions qui vous procureront immanquablement du Bonheur.
Tiré de : Propos à Tire-Larigot
SONGES DE PLUSIEURS
NUITS D’ETE
Il m’arrive très souvent de rêver
Et la plupart de mes rêves sont agréables.
Certains se dissipent dès mon lever
D’autres, me laissent des souvenirs durables.
Une certaine nuit j’ai donc vécu
Une étrange et délicieuse aventure :
Dans mes jeunes années je me suis revu
En compagnie d’une ravissante créature.
Bien qu’elle eut l’innocence de son âge
(Car elle paraissait presque une enfant)
Elle excellait en marivaudage
Et m’a mis bien
vite sur les dents…
Mais à peine avais-je esquissé
Une approche dubitative
Que, rapidement, elle disparaissait
En me donnant une petite caresse furtive…
Je me réveillais alors en sursaut
Et me rendais de suite compte
Que les rhumatismes de mon dos
Etaient plus réels que ce beau conte.
Ce manège se répéta
Plusieurs nuits d’affilée.
Chaque fois il me laissa
De la nostalgie et du regret.
A chacune de ses visites oniriques
Je lui déclamais des poèmes
Que m’inspiraient ses lutineries
pudiques
Mais un peu osées, quand même…
Nos relations devenaient passionnelles
Sans, toutefois, se concrétiser ;
A notre dernière rencontre habituelle
Voici ce qui est arrivé :
Elle m’a laissé goûter à ses lèvres :
Elles sont plus douces que le velours !
De l’Amour, elles m’ont donné la fièvre
Et mon sang n’a fait qu’un tour.
Mes mains, fébriles, ses disciplinèrent
Pour aller délicatement effleurer
Les deux adorables boutons de chair
Qui, sous sa chemisette, pointaient.
Je perdis alors la tête
Et obstinément dégageait
Les deux fines épaulettes
Auxquelles elle se cramponnait.
Elle se laissa finalement prendre
A ce jeu et je découvris
Ses deux épaules rondes :
J’en fus tout ébloui !
Forçant tendrement sa résistance
Je saisis dans mes mains,
En haletant et presque en transes,
Les globes de ses jolis seins.
Durs comme du Sèvres
Et plus satinés que la soie
Tour à tour, de mes lèvres,
Ils devinrent la divine proie.
Elle m’abandonna, pantelante,
Ces Fruits du Paradis,
Ces deux coupoles palpitantes
Que je me mis à croquer à l’envi.
Emue par mon intime fugue
Et sous mes caresses répétées,
Elle se pencha sur ma nuque
Et y déposa un baiser.
Puis, toujours femme de tête,
Doucement elle se dégage
Car ni l’heure ni le lieu ne se prêtent
A cet aimable badinage.
Se ressaisissant de son trouble
Elle remet de l’ordre dans sa toilette ;
Ses gentils sourires redoublent
Pour m’empêcher de faire la tête.
Je reste donc sur ma faim
Et, depuis cet inoubliable moment,
Dans mes rêves, mes deux mains
Cherchent à recréer cette sensation…
Mais je te promets ma toute belle
Qu’à la première occasion,
Je ne te lâcherai plus, cruelle,
Et te ferais entendre raison.
A-t-elle eu peur de la suite
Et de ma détermination ?
Le fait est qu’elle prit la fuite :
Je ne l’ai plus revue depuis cet instant.
Tiré de : Poèmes
Hétérogènes
Janvier 2012
Chers
Amis,
A
l’occasion de la Nouvelle
Année je vous offre une Nouvelle Rubrique. Elle porte le titre de :
«SI-BERTO»
m’était conté…
Elle
comprendra des textes et des poèmes tirés de mes recueils
non encore édités :
PROPOS
A TIRE-LARIGOT et
POEMES
HETEROGENES
J’espère qu’ils vous feront passer des moments
agréables.
-o-o-o-o-o-o-o-o-
CHARADE DE SI – BERTO
(je me présente)
Mon premier est un TITRE.
Mon second, un DIMINUTIF.
Mon tout est un ARBITRE
Qui agrémente ou
empoisonne toute manif.
Et encore :
Mon premier est ARABE.
Mon second, ITALIEN.
Mon tout est un
délicieux « CHARABE » (*)
En Italo – Egyptien.
Pour ne pas vous faire
languir,
(Car vous ne trouverez
point),
Je vais vous le définir
Puisque vous n’êtes pas
devin.
SI : est une
contraction du mot arabe SIDI
Qui signifie :
Seigneur, Maître, Monsieur.
BERTO : est un
diminutif du prénom italien
ALBERTO (Albert)
SIBERTO – en un seul mot –
veut dire alcool en
arabe égyptien. C’est une
altération du mot
italien SPIRITO (alcool)
J’ai donc pris le
pseudonyme de SI-BERTO en
Hommage aux breuvages
alcoolisés que j’aime
Bien consommer (toujours
avec modération),
Surtout en compagnie de
ceux que j’aime.
Albert Pardo
(*) CHARABE = liqueur alcoolisée ou non.
-o-o-o-o-o-o-
UNE HISTOIRE VACHE
Comme tous les matins, j’ai été ouvrir ma bergerie
pour libérer mon troupeau de moutons et là qu’est-ce que je trouve ? Je
vous le donne en mille : UNE VACHE ! Je n’ai donc pu m’empêcher de
m’écrier :
- Mon Dieu ! Une vache ! Et
aussitôt elle me répondit :
- Oui, mais je ne suis pas folle !
- Tiens ! vous parlez le français ?
- Je parle aussi l’anglais.
- Je veux dire comment une vache peut-elle
parler le langage humain ? D’habitude, les vaches font : meuh !
meuh !
- C’est une longue histoire. Aujourd’hui, les
gens n’ont pas la patience de déguster les paroles ou les écrits, ils veulent
qu’on leur dise TOUT en trois mots : ce n’est pas possible !
- Avez-vous un nom ?
- Oui, on m’appelle La Rousse.
- Comme le Dictionnaire ?
- Non, le Dictionnaire c’est en un seul mot,
moi c’est en deux
- Pourtant vous n’êtes pas rousse mais
blanche !
- Ce n’est pas à cause de ma couleur mais de
ma profession.
- De votre profession ? Je ne comprends
pas.
- C’est que je suis de la Police secrète, de
« la rousse » quoi ! Pour tout vous dire, je suis membre de
Scotland Yard. Mon nom de code est Captain FOX et mon
matricule est 007 et 1/2.
- Tiens, tiens ! mais FOX en anglais ne
veut-il pas dire RENARD, en français ? Pourtant vous êtes une vache !
- Oui, mais c’est pour brouiller les pistes.
- Comment êtes-vous entrée dans la bergerie
sans forcer la serrure ?
- Secret d’Etat.
- Ecoutez ! Moi, je ne veux pas avoir
d’histoires. Vous allez retourner de là où vous êtes venue ! A propos d’où
venez-vous ? –
- Du Yorkshire, en Angleterre. Je ne peux pas
m’en aller maintenant car j’ai une mission à accomplir. Votre nom a été désigné
par l’Ordinateur Central. Vous serez très largement indemnisé pour mon
hébergement.
- Mais qui me dit que vous n’êtes pas
folle ?
- C’est que je n’ai jamais mangé de farines
animales.
- Et pourquoi donc ?
- Parce que ce n’est pas cachère.
- Vous êtes juive ?
- Moitié, moitié, ma mère est juive et mon
père anglican.
- Vous allez prier à la synagogue ou à
l’église ?
- Vous êtes fou ? on ne laisse pas
entrer les animaux dans les lieux du culte.
- Je
prie « in petto », en moi-même.
- Quelle est votre mission ?
- Puis-je vous faire confiance ?
- Je vous donne ma parole que je ne le dirai
à personne.
- Je suis chargée de découvrir ceux qui ont
inventé de nourrir les bêtes avec des farines animales, transgressant ainsi les
lois de la nature. Ils seront châtiés avec la plus grande sévérité !
- Mais quel est votre menu habituel ?
- Je mange du trèfle, de la luzerne, du foin,
du sainfoin et très peu du caviar.
- Du caviar ? pour une vache ? je
ne vous crois pas.
- Je peux vous le prouver !
- Comment ?
- Vous savez que dans les pays du tiers monde
on emploie la bouse des vaches comme combustible après l’avoir mis en galettes
et séchée au soleil ? , Ma bouse à moi, grâce au caviar, est composée de
perles.
- Des perles ? je voudrais bien voir ça !
- Attendez au 31 du mois et je vous le
prouverai.
- Pourquoi le 31 ?
- Perce que je ne fais mes besoins que le 31
de chacun des mois qui en comptent.
- Et les mois qui finissent par 30 ou 28
comme le mois de février ?
- Pas de bouse !
A ce stade, j’ai commencé à avoir un mal de
tronche de première. Mais nous étions le 29 août, il n’y avait que deux jours à
attendre. Le lendemain soir, le 30, j’ai couché à la bergerie près de la
Rousse, pour récolter les perles toutes chaudes. Malgré mes efforts pour
dormir, je suis resté éveillé très tard dans la nuit. Au petit matin, je me
suis écroulé comme une masse et j’ai dormi à poings fermés. Quand je me suis
réveillé, j’étais couvert de bouse de vache ordinaire et, à côté de moi, il y avait un carton où était écrit
ceci :
Vous n’avez pas voulu
me croire
Le charme est rompu
Tant pis pour vous.
La
Rousse avait disparu et un licou gisait à la place où elle se trouvait. Dans le
journal local du 2 septembre, il y avait cet entrefilet sous la rubriques des
FAITS DIVERS :
Un homme, couvert de bouse de vache
Cherchait partout des perles.
Il a été interné à l’hôpital Psychiatrique
de notre Ville.
Jusqu’où
iront les manigances des Organismes Secrets Gouvernementaux : C.I.A.,
Intelligence Service, Scotland Yard, Moukhabarat, Shiine bet et autres Stasi ?
Que
Dieu nous protège !
Tiré de PROPOS A TIRE-LARIGOT
Albert Pardo
-o-o-o-o-o-o-o-o-.
O ! M A N G A L
I A !
De 1982 à 1986, nous avons
suivi la cure du Docteur Anna ASLAN en Roumanie, dans une localité qui
s’appelait MANGALIA distante de 80 kilomètres de BUCAREST, la capitale. Les
soins nous étaient dispensés dans un complexe spécialisé, situé au
rez-de-chaussée de l’hôtel où nous étions logés.
Cette cure consiste en
soins de physiothérapie et de gériatrie dont l’administration de piqûres du
fameux GEROVITAL et de prises de comprimés d’ASLAVITAL, médicaments mis au
point par cette doctoresse, réputés pour, dit-on, la régénération des cellules
et le retardement du vieillissement.
On vient du monde entier
pour suivre cette cure et il paraît que de nombreux chefs d’états et des
personnalités du monde de la politique et du spectacle la suivent, incognito.
Je connais un lieu étrange
A Mangalia, Roumanie,
Dirigé par une foule
d’anges,
Des belles et charmantes
souris.
Dans les couloirs,
déambulent
Des vieux croûtons rassis
Qui portent un peignoir,
des mules (1)
Et une fiche en carton,
racornie. (2)
Vous les suivez de porte
en porte
Et attendez patiemment,
Dans cette anonyme cohorte
Que l’on appelle votre
nom.
Dès que vous franchissez
la porte
De la fangiothérapie,
Une solide soigneuse vous
porte
Et vous allonge sur un
châlit.
De la pointe des pieds au
sommet de la tête
Elle vous enduit de boue
Puis, elle malaxe vos
tripettes,
Vos jambes, vos doigts et
votre cou.
Vous vous sentez une
petite chose
Entre ses mains aux doigts
musclés
Et vos fesses, à l’air,
explosent
De gifles bien appliquées.
Vous courez ensuite prendre
une douche
Pour vous débarrasser
De cette épaisse couche
De chocolat Nestlé.
Puis, vous vous dirigez à
toute allure
Vers la piscine chauffée
Où vous plongez dans une
sorte de mixture
Et en pleine promiscuité.
Uno, doï,
trey, patro (3)
Vous faites des exercices
rythmés ;
Tchinche, chesté,
chepté, opt (4)
Vous voilà tout
guilleret !
Vous vous précipitez
ensuite
Pour faire votre piqûre
préférée (5)
C’est elle qui vous
ressuscite
Et vous maintien la
virilité.
Le moment alors est arrivé
De passer à l’ultrason :
Dans la cabine
d’électricité
On vous met sous haute
tension.
De service en service, on
passe
Comme des automates
téléguidés,
Sans que l’on se rende
compte le temps passe
Jusqu’à midi bien sonné.
Enfin, au restaurant vous
êtes
Aimablement accueilli
Par les gentilles Aïda et
Jeannette
Et l’inénarrable Emmanuel Matteï.
Vous pouvez lui commander
Tout ce dont vous avez
envie :
Foie gras, caviar, saumon
fumé
Il vous dit toujours
oui ! oui ! oui !
Puis, fièrement il dépose
Devant vos yeux ébaubis,
Toutes les étranges choses
Dont son menu est
farci ! (6)
En même temps il lancera
‘’ voilà chef ‘’
‘’ C’est maaaagnifique ! ‘’
Et vous, vous opinerez du
chef
Avec un sourire ironique.
Le lendemain, analyse d’urine
Et prise de sang
aussi ;
Sur toutes les coutures on
vous examine
Et même la résistance de
zizi (7)
Il paraît qu’après cette
cure
Nous allons tous devenir
Des Apollons, des
Hercules, des durs,
Des Dieux d’Amour pour
tout dire…
Que cela est merveilleux
Que cette
transformation !
On fera l’amour à qui
mieux mieux
Sans la moindre
restriction !
On le fera sur commande,
Des francs-tireurs nous
deviendrons ;
Il suffira qu’on nous le
demande
Pour que l’on s’exécute
sur le champ !
Plus de planning
rigoureux,
A tel jour ou à tel
moment ;
Nous ne deviendrons plus
jamais vieux
Et aucune prise n’aura,
sur nous, le temps.
Que grâces vous soient
rendues
O Docteur Anna
ASLAN !
C’est pour vous que nous
sommes venus
Et que l’an prochain nous
reviendrons.
Pourvu que vous continuiez
A nous rendre toujours ‘’
puissants ‘’
Nous viendrons déposer à
vos pieds
Tous nos dollars et tous
nos francs.
(1)Les
curistes vont de service en service, habillés d’un peignoir et de pantoufles.
(2)Racornie
par l’usage ; il faut la présenter chaque jour, pour chaque soin.
(3)un,
deux, trois, quatre, (en roumain).
(4) cinq, six, sept, huit.
(5)C’est
la piqûre de gériatrie pour régénérer les cellules.
(6)A
cette époque, la Roumanie manquait de tout et bien que nous fussions en pension
complète, nous apportions avec nous de la nourriture en boîtes, pour la durée
de notre séjour, tant pour nous que pour offrir aux soignantes.
(7)C’est
juste pour la rime et pour un sourire.
Tiré de POEMES HETEROGENES
Albert Pardo
-o-o-o-o-o-o-o-o-.
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